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Elle dit "Allô" et il demande "Pourquoi t’es nerveuse, cocotte?"
Elle: "A quatre heures moins le quart il m’a lancé: Apporte le pistolet. Je lui ai fait: à quatre heures moins le quart je n'apporte plus aucun pistolet."
Lui: "Et qu'est-ce qu'il a dit?
Il a piqué une crise et s'est mis à gueuler: "apporte-le maintenant ou casse-toi"
Lui: "et tu lui as apporté?"
Elle: "je lui ai dit va te faire foutre toi et ton supermarché et si tu veux changer les prix, demain matin je vais les coller avec ton foutu pistolet. Maintenant je m'en vais. "
Et elle s'en est allée.
Et elle était assise à côté de moi dans le bus.
Les mots brûlaient comme des braises sur le bûcher de ses lèvres
que le lipstick avait encore et encore attisé
avec l'étiquette promotion.
Puis elle a fermé
son portable, elle a tiré son tricot
vers sa ceinture
et les deux piqûres de moustiques qui étaient ses seins
ressemblaient soudain à deux faons,
à un verset du Cantique des cantiques
captif des sièges en plastique
de la ligne 30.
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comentarii la acest text
Aranca -
2008-01-14  |
Poezia aceasta are într-adevăr forţă. Este atât de expresivă! De-o manieră metaforic vorbind, ieşită din comun!
Şi mă bucură sincer faptul că tu eşti traducătoarea volumului în limba franceză! Şi înţeleg prefect pentru ce eşti preferată! Vei veni cu volumul lui Ronny Someck la Salon?
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