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Les ombres des peupliers
chantent
comme des lettres longues,
vivantes,
couchées sur les épis de blé…
J’ai envie de remuer
mes hanches :
des gestes
comme ceux
des branches.
Je veux quitter
cette route blasée.
M’enfuir à pied,
sauter,
courir
et saisir
les silhouettes écorcées.
Danser frénétiquement,
danser en mille mouvements,
danser encore…
Danser…
J’ai envie de leur parler,
de serrer mes cheveux contre leurs feuilles,
de franchir mon humain écueil,
…je veux les embrasser.
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